DONALD RAY JOHNSON Pure Pleasure Marvista Music


Pour l'avoir croisé plusieurs fois derrière Maurice John Vaughn, j'ai eu la chance d'apprécier en live le talent de chanteur de Donald Ray Johnson. Son album : Pure Pleasure tourne en boucle et en continu, sur ma platine depuis cinq jours, et c'est vraiment du plaisir pur ! Dernier samouraïs d'une époque bénie, Donald Ray Johnson, bercé tout jeune par Freddie King, Albert Collins, ou Lightning Hopkins, réussit ici une opération de séduction, qui va mettre du soleil dans les coeurs. Entre sucré et salé, Donald distille avec parcimonie, une quantité non négligeable de blues et de soul de tout premier ordre. Conciliant sans problème, la rugosité de rythmes primitifs ou ressort l'essence divine du Blues, et l'incandescence d'une section rythmique en béton armé, l'artiste donne une couleur très soul à son bébé. Le fil rouge de ces treize titres, étant la tessiture de voix de l'immense bonhomme. Donald vous cloue littéralement de sa voix soul chargée de vécu ! D'entrée on est conquis par "Blown Down Baby", un bon shuffle aux grooves cuivrées. Puis des morceaux plus soul comme : "Rocking In The same Old Boat", ou encore "Song For Perry "vous envoûtent .Dès la cinquième plage, on entre dans un blues plus traditionnel, où émanent de délicieuses effluves de guitares signées Bill Johnson. Ensuite le blues ne vous lâche plus, avec le très lent "Thrilling You Killing Me",ou,on fait connaissance avec la six cordes de John Mills . Sur "No guitar Blues ", c'est la gratte flamboyante, de Michael Huston, qui s'y colle, un régal ! Le tempo medium :"It ain't Easy Being Blue" est serti d'émeraudes et vous saute immédiatement aux tympans. "Names" nous emmène vers des tempos plus jazzy. Et on ferme en beauté, avec un troisième blues lent: "Too Young To Know " ou la six cordes de Maurice John Vaughn rugit, pour finir par aller gratouiller la phase cachée de la lune ! Les détracteurs pourront toujours déplorer un album mitigé, ou Mr Johnson se fourvoye sur : "Hey Girl et Here To Stay", mélodies à la Barry White. Oui, je ne cacherais pas que certaines songs, peuvent ça et là, nous faire lorgner du coté de Lionel Ritchie, Barry White ou Ray Charles, eh alors ou contraire ! C'est tellement bien interprété, avec conviction et talent que l'on adhère d'entrée. Du très grand art ! Rappelons leur quand même qu"en 1979, ce chanteur a faisait partie des " Taste Of Honey "et a reçu un Grammy pour des interprétations proche du disco. Mais je vous assure que cette galette suinte bien le blues par tous les pores ! Une pépite rarissime, ou, Donald Ray Johnson au sommet de ses moyens vocaux vous éclate la babouche et vous met la banane pour plusieurs semaines ! Pas besoin de vous dire que ce disque est un indispensable

JOEL BIZON ( French Blues Chronicler )
Contact : www.donaldray.com